27 septembre 2009
People, this is my world...
Pas grand chose cette semaine. Un oekaki défouloir que j'ai réalisé en écoutant la BO de Paprika. J'avais des images plein la tête alors j'ai essayer d'agencer tout ça de façon heu... correcte ? Cette musique est vraiment une porte vers la folie.
"Et j'arborerais à jamais sur mon visage le plie d'un sourire
Tandis que toi, mauvais, tu me murmuras la tyrannie de ton rire.
De mes mains, frêles étourneaux, fous et violents
Jaillirons les silences éperdue du demain et de l'instant.
Mille confettis perdus dans les hautes futaies
Racontent à l'envie les prérogatives du merlan antillais.
Et toi ! Toi, tu me regardes hagard !
Que n'eut tu pas maudit le hasard
D'avoir mit sur ta raisonnable route
La pâle déroute de mon infini folie."
Tout ceci n'a pas de sens. Mais d'ailleurs, pourquoi faudrait il qu'il y en ait ?
Un test à la rache. ça tangue terriblement. A part la table lumineuse, il faudrait aussi que je trouve un moyen d'agencer tout ça de manière plus fluide. Comme il y a beaucoup de calques, il est possible que ça mette un certain temps à se mettre en route.

22 septembre 2009
Paprika
Je sais que normalement je ne poste que le week end mais je me permets de faire une note pour vous faire partager un film que je viens tout juste de regarder. J'ai trouvé ça tellement chouette que je n'ai pas put m'empêcher de faire un speed.
Synopsis (emprunté sur allocine) :
Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient.
Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs.
Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu..
Personnellement j'ai trouvé ça parfois un peu confus par moment mais cette confusion est bien dirigée et nous donne une sensation de vertige onirique formidable.
Sinon, si certain préfère des scénarios moins "strange". Je conseil Tokyo Godfathers du même réalisateur.
Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit ^-^
18 septembre 2009
La bête ardente...
Voilà, je remets l'illustration et le texte que j'avais faite pour illustrer le post précédent. C'est surtout histoire de clarifier mes archives puisque la principale fonction de ce blog est de pouvoir archiver et exposer mes travaux réalisés en dehors des cours.
" A force d'errer entre les arbres immenses, la fillette avait perdue toute notion du temps. Partout autour d'elle, s'élevaient des troncs d'un noir charbon. On aurait dit qu'un artiste fou avait tracé au fusain une série de stries sur la neige éclatante. Peut être était-ce une divinité égarée par ici et qui comptait les jours en les marquant tel un prisonnier. Un petit bâtonnet pour chaque jour passé loin des siens sur cette terre inhospitalière. Dans un coin de sa tête la petite fille se dit que le dieu devait être là depuis bien longtemps pour avoir tracé tant de traits. Mais son crâne commençait à lui peser. Elle l'aurait bien posé par terre. A quoi une tête si lourde pouvait elle bien lui servir ? Ses pieds nus, elle ne les sentait déjà plus. De sa bouche s'élevait un nuage de vapeur qui lui brouillait la vue. Tout à coup, l'enfant entendis un grondement sourd. Elle releva la tête et sentie une bourrasque d'air chaud lui réchauffer le corps. Par tout les Saints ! Cela sentait le feu de bois ! Elle qui avait si froid rassembla toute ses forces et se mit à courir. Il lui semblait apercevoir un brasier immense droit devant elle. Mais réalisant soudain son erreur, elle s'arrêta net. Devant elle se tenait une créature gigantesque dont le corps rougeoyait comme du charbon ardent. De sa bouche sortait une chaleur infernale. La créature la regarda sans bouger de ses grand yeux vide. Timidement, la fillette tendit ses mains pour les réchauffer devant la gueule du monstre..."
Et donc le WIP comme promis. Je ne décris pas les étapes, je pense que les photos sont suffisantes et il y a déjà suffisamment de blabla sur ce blog.
On clique dessus pour voir plus grand
Au final cette scène ne m'inspire rien intéressant. Par contre le personnage du la bête si. J'ai l'image d'un loup rouge en tête. Un animal à l'attitude à la fois menaçante et impénétrable. J'ai fais une série de croquis. Finalement, ce perso à un style très épuré mais je crois que c'est mieux ainsi. Comme ça j'ai pu tenter une petite anim'. ça tangue beaucoup. Comme je suis pas doué en dessin pur sur ordi et que je n'ai pas de table lumineuse, je 'ai rien trouvé d'autre que de dessiner sur du papier quadrillé pour essayer de garder mes proportions.

C'est un peu pathétique mais comme on dit, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Par ailleurs, je vais tenter une série de décors pour créer un univers autour de cet animal. On verra bien.
Bonne nuit ^-^
13 septembre 2009
La théorie des couleurs...
L'un des aspect de mon travail qui m'intéresse le plus est le rapport couleurs/lumière. A mes yeux ces deux éléments sont étroitement liés.
Récemment, une amie m'a demandé de l'aide en matière de composition colorée car elle pensait que je me débrouillais mieux qu'elle et que par conséquent je pourrais sans doute l'aider. Et là, je me suis rendu compte que malgré tout ce temps passer les yeux dans mes couleurs, je n'avais rien de concret à lui dire. Du coup j'ai détourné la conversation. Désolé Sandra...
Il m'est très difficile d'expliquer comment je procède car j'ai toujours peins de manière intuitive et empirique. Mis à part quelques compositions particulièrement ardue où je dois me donner le temps de réfléchir, les couleurs s'assemblent d'elles-mêmes dans ma tête. A chaque fois que j'essaie d'expliquer ce que je ressens quand je triture mes couleurs, on se moque un peu de moi. Je dirais pour faire simple que le dessin c'est ma partition et chaque couleur est une note de musique qu'il faut assembler pour qu'elles vibrent entre elles de manière harmonieuse. Quand elles sont placées/superposée correctement les couleurs parlent d'elles même. Je dis qu'elles "entrent en vibration". Ça y'est, je sens qu'il y en a qui se fende joyeusement la poire. Le plus simple serait d'expliquer ça avec de la pure théorie. Après, rien ne remplace la pratique. Mais il faut se rappeler que l'univers des couleurs est totalement abstrait et qu'il est souvent propre à chaque personne. Ces théories ne peuvent pas vous apprendre à peindre. Je ne ne dessine pas en me disant "tiens je vais placer du bleu à côté du orange pour faire un contraste ! Ha oui c'est génial !". D'autant plus que la plupart de ces théories sont très récentes. Alors à votre avis, comment faisaient les peintres avant pour harmoniser si bien les couleurs ? Et bien, ils le faisaient avec leur intuition, leur propre "sensibilité". Par contre, connaître ces théorie peut vous apprendre à regarder. En prenant conscience de certaine chose, vous pourrez plus facilement comprendre pourquoi un dessin fonctionne mieux qu'un autre. Apprendre à regarder c'est l'un des premiers pas que l'on doit faire quand on commence sérieusement à apprendre à dessiner. Du moins c'est ce que je pense.
I / le cercle chromatique
Ce cercle fut révélé par Isaac Newton qui prouva alors que la lumière blanche était la combinaison de toutes ces couleurs (je vous renvoie à vos cours niveau collège là). ça c'est la théorie de base. Le truc que tout étudiant en art qui se respecte apprend dès le début. C'est tout bête mais en ce qui me concerne, c'est la base de toute mes recherches.
Évidemment ce cercle est très succinct. Il ne montre pas l'étendu des couleurs existantes. Cependant, sur ce schema se trouve quelques chose d'intéressant pour notre problème de composition des couleurs : Les couleurs complémentaires
En fait il existe trois couples de couleurs complémentaires. Sur ce disque elles sont diamétralement opposées. Lorsque que ces deux couleurs sont réunis dans leur état pur elles "entre en résonance" et forme un contraste très puissant qui fait parfois mal au yeux. Voyez plutôt :
En réalité, ces couleurs ensembles font mal aux yeux pour deux raisons : d'abord parce qu'elles sont trop pures. Ensuite parce qu'elles sont à égalité. Chacune possède la même surface que l'autre. La force de ces complémentaires est génial pour une belle composition à condition de savoir la canaliser. Pour cela, il faut deux choses :
D'abord s'arranger pour qu'il y ait une dominante et une minorité (qu'on appelle la tonique). C'est à dire que vous pouvez remplir une feuille entière de violet et mettre juste un point de jaune. Savoir placer la minorité chromatique est capitale car c'est ici que se joue tout le contraste. Même si le dessin est entièrement violet, c'est le jaune que le spectateur verra.
Ensuite, il faut faire attention à ne pas mettre directement en concurrence les deux complémentaires (sauf par choix graphique mais c'est assez risqué). Je m'explique : il ne faut pas les utiliser pures mais les atténuer. Le mieux est d'utiliser non pas l'exacte couleur complémentaire mais une couleur voisine. Par exemple, au lieu d'utiliser du vert, on peut utiliser du bleu-vert. On peut également rabattre la couleur (rajouter du noir) ou la casser (rajouter du blanc). Un autre procédé que je trouve très intéressant est désigné sous le terme de "rompre la couleur"
Pour ce kaki à droite, j'ai travaillé dans une gamme de dégradés bleutés, verts et violets. Il s'agit de couleurs dites froide (on reviendra là-dessus plus tard) qui sont du même côté du cercle chromatique. La touche de rose sur le corps et surtout le rouge des cheveux forment le point d'accrocher. Les cheveux attirent le regard car leur couleur est en minorité (le rouge étant la complémentaire du vert)
II Rompre la couleur
Il s'agit d'éclaircir les couleurs non pas avec du blanc ou du noir mais avec sa complémentaire. Là où ça devient intéressant c'est que si on remarque que le noir salit la couleur et que le blanc lui enlève sa saturation, la complémentaire l'enrichie. Alors que le noir et le blanc appauvrissent la couleur, sa complémentaire l'enrichit et permet de donner une nouvelle direction à la composition chromatique de l'image.
Bon sur de simple sphère, vous me direz que le noir rend mieux. Sauf qu'il faut imaginer cette sphère dans un contexte chromatique. Sur les sphères où j'ai utilisé du noir et du blanc, je ne sais pas quelle couleurs je vais pouvoir mettre à côté. Sur la sphère où j'ai utilisé la complémentaire je sais déjà que je peux continuer à mettre du bleu dans l'image.
III La symbolique des couleurs
Lorsqu'une personne regarde une image, même si elle ne possède aucune connaissance dans le domaine artistique, il s'opère tout une série d'assimilations inconscientes. Je veux dire que certaine caractéristique de l'image vont réveiller en cette personne des idées, des notions. C'est ce qui fait qu'il y a un univers, une ambiance précise. Le code des couleurs est là encore, étonnamment puissant. Il est prouvé qu'une personne enfermée dans une pièce rouge se montrera plus agité que si elle se trouvait dans une pièce bleu pâle. Chaque couleur évoque un sentiments/sensation que l'on peut utiliser pour former un univers. Voici un tableau montrant les principales symboliques que l'on accorde aux couleurs courantes. Il est important de noter que cette symbolique n'est relative qu'à notre société occidentale. En orient, les couleurs peuvent avoir une toute autre signification.
la vache je viens de retrouver mes cours de 2nd
Je ne suis pas d'accord avec certaine valeurs qui sont données ici, mais cela vous montre à quel point les couleurs sont lourdes de sens. De toute façon, à part quelques grands symboles connu de tout le monde, chacun a sa façon de voir les choses selon son expérience et son éducation. Il sera difficile d'évoquer la violence avec du bleu, une lumière violette favorise l'impression de mystères et de mysticismes. Et là, vous me direz, mais tout ça je le faisait déjà... involontairement certes mais je le faisais. C'est ce que j'ai pensé quand on me l'a dit en tout cas. Cependant, je me rends compte que l'on utilise beaucoup de chose de façon intuitive. A partir du moment où l'on se rend compte de ce que l'on fait, on peut l'utiliser sciemment et pleinement.
IV Forces internes des couleurs.
A Couleurs chaudes, couleurs froides.
C'est un principe très simple. Certaines couleurs semblent plus chaudes alors que d'autres sont plus froides. Fermez les yeux et imaginez un champs sous un soleil d'été. Quelles couleurs voyez vous ? Celles là seront probablement les couleurs dites "chaude"
Couleurs chaudes : rouge, orange, jaune, violet (tirant sur le rouge)
Couleurs froides : bleu, vert, violet (tirant sur le bleu)
Là encore, ces notions peuvent être utile pour donner un univers particulier.
B Mouvements des couleurs.
Il y a quelques années de cela, j'ai lu Du spirituel dans l'art de Kandinsky (pour ceux qui ne le connaisse pas, sachez qu'il est considéré comme l'un des fondateurs de l'art abstrait). Un livre assez compliqué à lire si vous ne vous intéresser pas à l'Art ( je suis en train de me dire en le feuilletant que je le trouve moins difficile maintenant). Certaine de ces théories peuvent être discutable notamment à cause du fait qu'il a une vision très religieuse et spirituelle de son cheminement artistique. Cependant, l'une de ses théories sur la couleur a retenu mon attention. Kandinsky dit ceci "le second mouvement (le premier étant relatif au contraste des couleurs chaudes et froides comme expliqué ci dessus) du jaune et du bleu qui contribue au premier grand contraste est leur mouvement excentrique et concentrique (toutes ces affirmations sont le résultat des impressions psychiques et empiriques et ne sont fondées sur aucune donnée de la science positive.)" Kandinsky prend alors l'exemple de deux cercles tracés de même diamètre. L'un est jaune, l'autre est bleu. Si l'on regarde attentivement les deux cercles, le jaune paraît irradier et semble se rapprocher de l'observateur. Le bleu quant à lui, semble se recroqueviller sur lui même et s'éloigner de l'observateur. "L'oeil est transpercé par l'effet du premier cercle (le jaune), alors qu'il semble s'enfoncer dans le second".
A mes yeux, l'oeuvre qui illustre le mieux ce phénomène est le "ciel étoilé" de Van Gogh. Outre le mouvement de spirale que l'artiste donne par ses "touches" de peinture, on voit clairement que le bleu du ciel nous aspire alors que le jaune irradie.
Ciel étoilé de Van gogh
Personnellement j'ai trouvé la remarque de Kandinsky juste. Croyez le ou non, mais ce texte a été comme une révélation pour moi. Au delà de la symbolique un peu facile des couleurs, celles-ci possèdent des aptitudes psychiques puissantes, des forces internes qui s'exercent sur notre oeil. Kandinsky développe ainsi sa théorie sur le mouvement interne des couleurs. Je ne vais pas vous copier le livre, ce serait trop long et puis vous n'aurez qu'à le lire. Cependant, l'artiste-théoricienl'artiste-théoricien, assimile le bleu au noir et le jaune au blanc. Le bleu et le jaune dont les types de mouvements sont opposés s'annulent lorsqu'ils sont mélangés. Le vert est alors une couleur stagnante, immobile. Le vert est assimilé au gris ( la combinaison du noir et du blanc qui s'annulent). Le rouge lui est la couleur la plus violente, celle qui "saute" au visage. L'oeil est réglé pour repérer directement cette couleur. C'est une force bouillonnante qui se répand. C'est pourquoi dans une composition, il n'est pas nécessaire d'en mettre trop. Une seule touche suffit pour qu'elle emplisse le dessin. Chaque couleur possède ainsi une force, comme un équilibre. Lorsque vous les poser les unes à côté des autres, leur forces se libèrent et la symphonie se joue. Et là, je viens de me rendre compte que Kandinsky utilisait en effet cette comparaison à la musique pour expliquer sa théorie. Je ne vais pas développer cette partie. C'est assez complexe et pour ma part, je trouve ça passionnant. Seul l'expérience et la pratique vous permettrons d'explorer à fond ce problème.
V Richesse de la gamme
A Lumières et perspectives.
La lumière n'est jamais blanche. Elle se colore selon la couleur des éléments qui se trouve dans un lieu. Seul les lieux ayant des lumières artificielles ont cette teinte blanche. Cela donne une ambiance très froide, très désagréable (hôpitaux...). Mais cette coloration de la lumière ne se ressent pas dans l'espace. Pour donner une lumière verte, coloriser la feuille entièrement en vert n'est pas le meilleur moyen. En réalité, cela se voit dans les ombres. Si vous regarder la projection de l'ombre d'un objet vert sur une feuille blanche vous remarquerez que le bord de cette ombre est légérement verdâtre. Le plus flagrant se situe dans le phénomène de perspective atmosphérique. L'air est bleu. Enfin quand vous aller en montagnes vous le verrez bleu. En effet, plus la montagne est loin et plus elle parait bleu. C'est la masse d'air qui se situe entre votre oeil et la montagne qui vous donne cette impression. L'une des premières et remarquable personne à avoir mit en avant ce phénomène dans la peinture est Léonard de Vinci. En ayant observé que la plaine de Toscane (c'est beau la Toscane) lui semblait bleu dans le lointain, il a mit au point une technique appelé sfumato. Sur ce tableau "La vierge, l'enfant Jésus et Ste Anne" de 1510 on voit que De Vinci a peint le décors du fond de façon bleuté et très légère. En fait plus le plan est lointain et moins il y a de contrastes (cette aspect est d'ailleurs très bien utilisé par Emdé dans certain de ces kakis. ça c'était la page de pub ^-^).
La vierge, l'enfant jésus et ste anne Léonard de Vinci
B Voir au delà des couleurs
Vous vous imaginiez qu'une montagne était dans les tons marrons/gris et voilà que l'on vous la peint bleu. Un jour, un élève de ma classe montra une de ses planches au professeur. Il avait dessiné une banal miche de pain très fade, avec des tons bruns. Évidemment, quand vous regarder du pain vous voyez du marron, du blanc crème, à la rigueur, du jaune. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis mon professeur choisir dans la boite de crayon du vert, du bleu, du rouge... Ces couleurs n'avait rien à voir avec du pain ! Mais voilà que soudain la miche prend vie ! Le rouge lui donne un aspect cuit, le bleu du volume... De ce moment j'ai retenu une importante leçon. Il ne faut pas se contenter d'utiliser les couleurs que la logique populaire nous dicte. L'herbe n'est pas verte. Selon la lumière, elle a du bleu, du violet, du jaune, du rouge... Avec le temps j'ai appris à voir les couleurs par delà les couleurs. Si vous voulez du vrai noir ne mettez pas du noir, mais un rouge bordeau très foncé. Si vous voulez du blanc, plus blanc que blanc ("Quoi tu connais pas le nouvel Omo ?") mettez y du bleu. A force de tester des combinaisons, j'ai finis par me définir une gamme assez récurrente dans mon travail. J'aime mettre du bleu dans mes ombres et du jaune dans mes lumières. Et là j'utiliserais comme exemple "les meules" de Monet (1891). Vous, le foins vous le voyez jaune, bruns à la rigueur. Et bien, lui, il met du bleu et du rouge dans ses ombres. Et bien je trouve ces meules beaucoup plus "vivantes" que de simple meules.
Les meules de Monet
VI Mise en pratique
Maintenant la théorie c'est bien jolie mais cela ne dit pas vraiment comment je fais pour composer chromatiquement parlant une image. J'ai donc réalisé une illustration spécialement pour vous expliquer ça (merci qui ?).
D'abord il faut que je sache ce que je veux dire. Quelle ambiance je veux développer dans cette illustration ? C'est d'ailleurs souvent pour ça que j'écris un texte : pour savoir ce que je veux dire. Ici je ne vais pas innover. Je vais reprendre le thème de "la rencontre" si cher à mes yeux pour un petit scénar bateau:
" A force d'errer entre les arbres immenses, la fillette avait perdue toute notion du temps. Partout autour d'elle, s'élevaient des troncs d'un noir charbon. On aurait dit qu'un artiste fou avait tracé au fusain une série de stries sur la neige éclatante. Peut être était-ce une divinité égarée par ici et qui comptait les jours en les marquant tel un prisonnier. Un petit bâtonnet pour chaque jour passé loin des siens sur cette terre inhospitalière. Dans un coin de sa tête la petite fille se dit que le dieu devait être là depuis bien longtemps pour avoir tracé tant de traits. Mais son crâne commençait à lui peser. Elle l'aurait bien posé par terre. A quoi une tête si lourde pouvait elle bien lui servir ? Ses pieds nus, elle ne les sentait déjà plus. De sa bouche s'élevait un nuage de vapeur qui lui brouillait la vue. Tout à coup, l'enfant entendis un grondement sourd. Elle releva la tête et sentie une bourrasque d'air chaud lui réchauffer le corps. Par tout les Saints ! Cela sentait le feu de bois ! Elle qui avait si froid rassembla toute ses forces et se mit à courir. Il lui semblait apercevoir un brasier immense droit devant elle. Mais réalisant soudain son erreur, elle s'arrêta net. Devant elle se tenait une créature gigantesque dont le corps rougeoyait comme du charbon ardent. De sa bouche sortait une chaleur infernale. La créature la regarda sans bouger de ses grand yeux vide. Timidement, la fillette tendit ses mains pour les réchauffer devant la gueule du monstre..."
Voilà le texte. Maintenant, il faut que je définisse les choses importante que je veux montrer : la grandeur de la forêt avec ces arbres noirs et verticaux, la fragilité de la fillette et enfin la force rougeoyante de la bête. Je me décide pour un point de vu en plongé qui met en valeur l'importance de la forêt et la petitesse de la fillette. L'ambiance est froide et glaciale, ma gamme chromatique sera donc bleue, blanche, verte. La bête sera rouge et noir. Ce rouge fera un très important contraste dans la composition. Il doit absolument être en minorité. Sur le coup la composition m'est venue très rapidement. Pour m'assurer qu'il n'y a pas de problème je fais de minuscule croquis. D'abord un dessin "timbre poste" juste pour voir la composition des couleurs (c'est là que les gens se moquent généralement de moi. Ha! Ha ! Mais c'est quoi cette bouse ! )
Ensuite un croquis un poil plus poussé mais en noir et blanc pour visualiser la composition des formes et des valeurs (ombres et lumières) Cette illustration sera très simple au niveau des formes car celle-ci sont très stylisées. Tout le travail doit donc se faire au niveau des couleurs.
Ceci n'est pas un tuto de peinture donc je passe les détails de la technique (je vous ferais un petit WIP plus tard). Voici donc le résultat. A droite, vous voyez la gamme chromatique principale.
Ces couleurs sont assez pures (comme à mon habitude). ça me rappelle toujours les travaux des expressionnistes allemands. Bref...
Mit à part le rouge je n'ai utilisé que des couleurs froides (pour donner l'ambiance glaciale). De ce fait, le rouge forme un contraste qui saute immédiatement aux yeux. Cependant vous remarquerez que cette masse de rouge n'est pas centrée et surtout qu'elle est en minorité. Les ombres sur la bête ne sont pas noir mais bleu. N'oublions pas que le bleu est la complémentaire du orange et que le rouge est une couleur proche du orange.La complémentaire du rouge c'est le vert. Néanmoins, cette couleur n'est utilisé que dans le haut des arbres. Aussi le plus important contraste se fait au premier plan. En effet, la composition générale de cette peinture repose sur une vue en plongé (au dessus de la scène). Pour donner cette impression de regarder au dessus et surtout pour recentrer le dessin, j'ai joué avec la verticalité des arbres. Tous les troncs convergent vers le centre de la scène. C'est à cet endroit que la lumière (blanche-bleu) est la plus importante. Cependant, celle-ci semble se repandre et "grimper" aux arbres. On pourrait comparer cet effet à la perspective atmosphérique vue plus tôt. Plus l'objet est éloigné et moins il y a de contrastes. C'est pour cela que le haut des arbres est plus sombre, plus vert aussi afin "d'entrer en résonance" avec le rouge de la bête. Ainsi chaque tronc est composé d'un dégradé de couleurs allant du plus sombre au plus clair.
Je ne vois pas trop ce que je pourrais dire d'autre. ça me semble déjà assez compliqué comme ça. Désolé si je m'exprime d'une façon trop "technique". Si vous voulez des précisions ou explications supplémentaire, n'hésitez pas à demander. Je tacherais d'y répondre.
Je rappelle que toute ces considérations n'engage que moi. La couleur est vraiment un champ d'investigation personnel. Outre les lois physiques, il n'y pas vraiment de règles à part celles que vous vous imposer.
10 septembre 2009
Scary faces...
Yop ! Tout d'abord je tiens à signaler que comme j'ai repris les cours, les posts vont sans doute s'espacer par ici. Je pense que je vais revenir à mon habituel message hebdomadaire. Enfin on verra. L'année s'annonce rude. Opération en court : passer mon BTS sans trop me casser la figure et surtout réussir en parallèle à monter un dossier pour enfin intégrer une école d'animation ! Que la force soit avec moi comme dirait l'autre. Et je vais en avoir besoin parce que c'est pas gagné.
Menu du jour, tests de visages réalistes. Je tiens à préciser qu'ils ont été réalisé à partir de photos d'une même personne (bien que je déteste travailler d'après photos) En effet, personne n'a la patience de poser pour moi et je galère trop à dessiner d'après mon reflet dans un miroir (j'ai pas des yeux de caméléon moi). Bref. C'est pas ressemblant, et donc raté. Par contre je pense que c'est un bon exercice pour comprendre le modelé des visages. Il faudrait que je m'entraîne d'avantage dans cette direction. D'ailleurs, s'il y en a que ça intéresse, je veux bien essayer de vous tirer le portrait. ça me fera de l'entraînement et vous gagnerez un beau dessin. Il suffit de m'envoyer votre photo via le "contacter l'auteur" en haut à gauche de cette page. Par contre il y a de forte chance pour que je ne le fasse pas tout de suite et ensuite sachez que ledit dessin risque de finir affiché sur ce blog. Bref, assez blablaté.
Note : Ma petite soeur m'a dit en regardant ces dessins que cette personne était très malchanceuse car très moche. "Plus moche que toi" a t'elle rajouté. Sous entendu, "toi qui moche, celle-ci est plus moche que moche". Le problème c'est qu'en réalité, ces portraits sont censés être... des autoportraits. Bah oui, c'était la personne que je pouvais prendre le plus facilement en photo !
04 septembre 2009
The chicken's curse...
Les gens qui passent régulièrement sur ce blog (je les en remercie) commence à être habitué aux histoires farfelues que j'ai l'habitude d'inventer. Mais en ce qui concerne celle que je vais vous montrer, je crois qu'elle a le premier prix de l'histoire la plus extravagante stupide que j'ai put créer. Mais je comme je pensais qu'il y avait matière à trouver des situations cocasses j'ai crayonné rapidement le début de cette histoire. Je ne pense pas que je la finirais, ni que je dessinerais avec plus de soin ces premières pages. Je manque de temps et j'ai des histoires beaucoup plus sérieuses sur le feu. Mais je me suis bien amusé quand même. J'aime bien chercher le cadrage le plus expressif, la posture indiquant le caractère et l'émotion du personnage. ça me rappelle les petits spectacles théâtrales que je faisais au collège. Bref. Je vous présente donc :
THE CHICKEN'S CURSE
Imaginez qu'une malédiction vous condamne à transformer tout ce que vous toucher de votre main droite... en poulet (ouai comme le roi Midas mais en moins classe)
J'espère que se sera assez grand pour lire si on clique dessus parce que c'est pas la richesse du graphisme qui va rattraper la mise.
Voilà qui est fait -_-
Hava Naguila : Je trouve que ça colle bien XD
01 septembre 2009
J'entends le loup, le renard...
Notez comme j'ai le chic pour vous dégotter de superbes titres de notes XD
Voici d'abord un test graphique. Je voulais faire quelque chose de différent, de plus stylisé et cette image s'est imposée à moi d'elle même :
Le croquis (fait dans la voiture sur le chemin de feu mes vacances) qui m'a inspiré :
Et maintenant un autre sur le thème des renards. hème donné par ma petite soeur de 11 ans, en échange de quoi elle devait aller chercher le ballon tombé derrière la haie. Et oui, on est faignant et vénal dans la famille (bon et je voulais un peu lui faire plaisir aussi).
Donc pour qu'elle arrête de me tanner, un soir j'ai pris une planche de carton gris qui traînait par là et j'ai commencé à peindre à la rache avec tout ce qui me tombait sous la main, gouache, vieux tubes d'acrylique... Le fait est que je me suis rendu compte que je ne savais absolument pas comment je m'y prends pour peindre. A part le début du dessin qui est assez construit, je peins de façon très intuitive. Alors j'ai pris des photos pour essayer de comprendre. Le mieux, ce serait qu'un jour j'arrive à filmer mais c'est un peu compliqué. Quoiqu'il en soit, je suis sûre qu'en prenant conscience de certaine chose dans ma technique, je ne pourrais que m'améliorer. En attendant, le WIP (avec les photos prises) de la croûte réalisé pour ma soeur (mais bon, ça lui plaît alors on ne va râler).
1°) D'abord je fais une esquisse rapide au crayon (ici elle a déjà disparu un peu car je n'ai pas eut la présence d'esprit de la prendre en photo dès le début) Généralement cette ébauche n'est pas très belle. Elle me permet surtout de visualiser la composition générale. Il faut éviter de tracer trop de traits sur le support car des fois on les voit encore sous la peinture. Quand la composition s'annonce ardu, il est préférable de faire des croquis préparatoires. Sinon on se retrouve à gommer cent fois le support.
2°) Avec une couleur sombre (mais pas de noir), ici une vieille gouache "terre d'ombre brûlée" qui traînait, je retrace mon dessin et je place les ombres.
3°) Avec de la peinture blanche je repère mes zones de lumières. Ce blanc disparaîtra sans doute après mais c'est important pour moi de savoir d'où vient la lumière car c'est à partir de cette donné que je place et choisi mes couleurs.
4°) Je choisi la couleur complémentaire de celle qui sera la dominante et je la dépose sur les zones d'ombres pour les enrichir. A noter qu'ici je ne fais ça que sur le premier plan (avec du cyan) car je souhaite que ce soit le plus fort. Les autres ne sont traité qu'avec du carmin et un peu de bleu de prusse. En fait il ne faut pas chercher à atteindre le résultat voulu dès le début. Il faut savoir faire quelques détours. L'important est de ne pas perdre de vu son but.
5°) Cette fois ci je commence à prendre avec les couleurs définitives. J'applique le rouge qui va être la dominante de cette peinture.
6°) Pour travailler la lumière sur le pelage j'applique du jaune. Je travaille un peu le premier plan qui est ici le plus important, et surtout l'oeil qui sera mon "point d'accroche" (premier détail sur lequel le regard se fixe)
7°) Et alors c'est ici que je perds pied. Je serais bien incapable d'expliquer dans le détail ma méthode. En fait, en gardant la gamme des couleurs déjà posées, je monte les volumes en partant d'une couche plus foncée pour aller vers une plus clair. Les volumes sont définies par la façon dont la lumière circulent à leur surface. Depuis le début je travaille avec des pinceaux brosses ( l'équivalent de ma brosse carrée virtuelle en fait). Un autre fait à noter est que je n'utilise presque pas de palette. Juste pour éviter de laisser les tubes ouverts et encore, j'aime bien me servir à même le tube. C'est franchement pas malin mais j'aime cette façon plus spontanée d'étaler et de faire se mélanger les couleurs à même le support. Par contre il faut aller très vite car l'acrylique et la gouache ne sèchent pas lentement. Mais j'aime cette fébrilité, cette danse halluciné du pinceau qui va et viens comme un oiseau fou (ouaaa ! Quel lyrisme !)
Bref... Finalement ça donne ça. C'est pas génial car j'aurais dû y passer plus de temps mais y'a eut pire. Je pense qu'il faut que je peigne plus sur du carton. Je trouve ça beaucoup plus simple que du papier ou de la toile.
Ce discours fut un peu long mais j'espère que ça pourra aider quelques personnes, ou du moins satisfaire leur curiosité. Sinon, y'a t'il des personnes intéressé par un "exposé" sur la théorie des couleurs et la façon dont je les utilise ?
































